Rencontres Utilisateurs francophones de QGIS 2026

« Coastline Change », Une extension pour quantifier l'évolution du trait de côte

  • 26 mars , 09:00–11:45, Salle 🏝️ Île de Groix
  • 26 mars , 13:15–16:00, Salle 🏝️ Île de Groix

Heures affichées dans le fuseau Europe/Paris

Intervenants : Quentin Ruaud (LETG, Geo-Ocean), Makan Gandit (LETG, Geo-Ocean) et Lola Deho (LETG, Geo-Ocean).

Dans le cadre de ses missions de recherche, de formation et d’observation sur la mer et le littoral, l’Institut Universitaire Européen de la Mer, pilote l’observatoire intégré des risques côtiers en Bretagne (OSIRISC), issu des travaux d’une équipe pluridisciplinaire sur la vulnérabilité des territoires littoraux aux risques côtiers impliquant les laboratoires LETG, Geo-Ocean, AMURE et LP3C. L’approche collaborative développée par cet observatoire consiste à accompagner techniquement et méthodologiquement les collectivités locales bretonnes et à proposer des outils accessibles pour la collecte, la bancarisation et le traitement des données relatives aux risques d’érosion et de submersion marine. Ce faisant, l’Observatoire OSIRISC permet le développement des capacités d’observation et la montée en compétences au sein des collectivités locales. L’outil présenté pour cet atelier, résultat d’un travail entre plusieurs membres de l’équipe OSIRISC du LETG et de Geo-Ocean, à destination de la communauté académique et des gestionnaires des territoires littoraux, permet de réaliser des comparaisons diachroniques de la position du trait de côte pour évaluer sa cinématique. Ceci permet à la fois à OSIRISC d’automatiser les traitements des données de suivi de l’évolution du trait de côte pour la création future d’indicateurs spatialisés, diffusés sur ses applications web-SIG, et à tout utilisateur de pouvoir bénéficier d’un outil pour quantifier précisément les évolutions des littoraux.

La méthode consiste à partir de 2 traits de côte à 2 dates différentes, à quantifier les changements sur des secteurs déterminés en calculant, à partir de leur surface, un taux d'évolution en m/an ou m²/an négatif ou positif. Pour l’étude de littoraux très sinueux comme en Bretagne, cette approche offre une exactitude supérieure aux méthodes existantes reposant sur l’évaluation du recul le long de radiales espacées régulièrement. Cette approche a le double intérêt de rendre accessible via des outils libres une méthode testée sur un littoral complexe et d’exploiter les surfaces d’évolution.

L’atelier sera structuré en 3 parties :
* Une première partie pour présenter le contexte de création de l’extension et son fonctionnement (25 minutes)
* Une deuxième partie de travaux pratique pour manipuler l’outil à partir du dossier démo disponible sur le git (2h05)
* Une troisième partie pour faire le point sur les résultats obtenus et l’exploitation de ce type de données (15 minutes).


Ressources accessibles (git, article, ...) Pré-requis utilisateur

L'utilisateur doit disposer d'une version de QGIS relativement récente (la v3.40.7 est suffisante).
L'atelier est accessible pour un niveau débutant.
L'utilisateur pourra télécharger le dossier démo (qui contient les données nécessaires) et lire la documentation en amont de l'atelier.

Après une mission d'une année au sein de l'Observatoire de la Dynamique Côtière de Guyane à la Direction Générale des Territoires et de la Mer, je suis depuis 2022, ingénieur d'études SIG à l'unité d'appui et de recherche de l'Institut Universitaire et Européen de la Mer (IUEM), institut de l'Université de Bretagne Occidentale (UBO), et intégré au sein du laboratoire LETG (laboratoire de Géographie) et Geo-Ocean (laboratoire de Géosciences).
Je participe au développement de l'observatoire intégré des risques côtiers d'érosion et de submersion en Bretagne (OSIRISC) et en particulier via sa déclinaison finistérienne grâce au partenariat Litto'Risques. L'objectif est d'accompagner les collectivités dans la gestion du littoral et d'appliquer le concept de vulnérabilité systémique face aux risques côtiers qui intègre les aléas côtiers (érosion côtière et submersion marine), les enjeux exposés (humains, économiques, structurels...), les actions de gestion pour réduire le risque et les représentations sociales des habitants (attachement au lieu, culture du risque).
Dans ce cadre, je participe, en lien avec une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et d'ingénieurs de l'équipe OSIRISC à alimenter et développer des indicateurs spatialisés de vulnérabilité. Mes missions consistent à la conception de traitements SIG automatisés sous SQL, Python ou R, à l'alimentation de bases de données SQL postgres/postgis, à la représentation de ces indicateurs et indices de vulnérabilité aux risques côtiers d'érosion et de submersion marine sur deux applications web-SIG appelées OSI et MADDOG développées à l'UBO, ainsi qu'au maintien et aux évolutions des applications (en interne ou prestations). Je suis également amené à développer des outils et chaines de traitements SIG automatisées à destination des acteurs du territoire ou des étudiants comme "Coastline change".
J'appui également les techniciens des collectivités bretonnes via des échanges réguliers, sur le terrain ou lors de formations dans l'appui méthodologique aux suivis topographiques collaboratifs et à l'intégration et au traitement de leur données dans l'application MADDOG destinée à la bancarisation, la visualisation et au traitements de données topographiques du littoral.
Parmi mes missions annexes, j'anime également un serious game sur les risques côtiers "Risques côtiers à Plonevez les Flots" à destination d'étudiants ou de gestionnaires (techniciens, élus) dans le cadre de formations ou de conférences.
En parallèle, j'appui l'observatoire du littoral de La Réunion et ses partenaires (DEAL, OSUR, BRGM, Région) dans l'approche de la vulnérabilité systémique, la transposition de l'outil OSI à La Réunion avec l'adaptation des indicateurs et indices associés ou le développement d'indicateurs exploitables dans le cadre du Schéma d'Aménagement Régional (SAR).